Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du décembre, 2025

Cabinet de Maître Sarah BOUËT – Avocate en droit public et droit immobilier à Bordeaux

  Avocate en droit public et droit immobilier à Bordeaux, j’accompagne les particuliers, les entreprises et les collectivités dans leurs démarches juridiques et contentieuses, avec une approche personnalisée et rigoureuse. 👩‍⚖️ Qui suis-je ? Je suis Maître Sarah BOUËT , avocate inscrite au barreau de Bordeaux, titulaire d’un master en droit public. Après plusieurs expériences en juridictions et en cabinets, j’ai fondé mon propre cabinet afin de proposer un accompagnement de proximité, réactif et adapté aux besoins concrets de mes clients. Mon cabinet intervient principalement en droit public (marchés publics, contentieux avec l’administration, urbanisme, droit de la fonction publique) et en droit immobilier (contentieux de la construction, litiges liés à la location meublée type Airbnb, droit de la copropriété, baux d’habitation ou commerciaux). 🔍 Mes domaines d’intervention Droit public : Marchés publics : conseil et contentieux (référés...

Usage d’un bien au 1er janvier 1970 : comment le prouver grâce à la fiche de révision foncière ?

La question de l’ usage d’un bien immobilier au 1 er janvier 1970 est aujourd’hui centrale dans de nombreux litiges : contentieux liés au changement d’usage , requalification en usage commercial , demandes de régularisation , ou encore procédures engagées par des propriétaires souhaitant sécuriser la situation juridique de leur bien. Depuis plusieurs années, la jurisprudence affine les contours de la preuve que doivent fournir les propriétaires ou occupants pour établir l’usage d’un local à cette date charnière. La fameuse fiche de révision foncière de 1970 (modèle H2) constitue, lorsqu’elle est disponible, un document pivot. Cet article vous explique comment déterminer l’usage réel d’un bien au 1 er janvier 1970 , quelles preuves sont recevables, et comment utiliser efficacement la fiche foncière. 1. Pourquoi la date du 1 er janvier 1970 est-elle déterminante ? L’article L. ...

Vente immobilière : le vendeur peut-il encore agir en justice après la vente ?

Il n’est pas rare, à la suite d’une vente immobilière, que des litiges subsistent concernant l’état du bien, les limites de propriété ou encore des servitudes irrégulières. Dans ce contexte, certains défendeurs invoquent l’article 31 du Code de procédure civile pour tenter de faire déclarer l’action du vendeur irrecevable, en soutenant que celui-ci ne disposerait plus d’intérêt à agir dès lors que la propriété a été transférée. Cette lecture est toutefois contraire à la jurisprudence, qui admet clairement que le vendeur peut conserver un intérêt à agir lorsqu’il s’en est expressément réservé le droit dans l’acte de vente . 1. Le principe : l’intérêt à agir s’apprécie au regard de l’article 31 du Code de procédure civile L’article 31 du Code de procédure civile prévoit que : « L’action est ouverte à tous ceux qui ont un intérêt légitime au succès ou au rejet d’une prétention. » ...

Usage d’un local : comment savoir si un bien est vraiment à usage d’habitation ou commercial ?

La détermination de l’usage d’un bien immobilier — habitation, commercial, professionnel — constitue une étape essentielle lors d’une acquisition. Il n’est pas rare que l’historique du bien et les documents administratifs paraissent discordants, ce qui soulève une question fréquente : quel usage retenir lorsqu’un local a été utilisé différemment au fil du temps ? En droit français, la réponse est parfaitement claire : l’usage de référence demeure celui en vigueur au 1 er  janvier 1970 , sauf à démontrer l’existence d’un changement de destination régulièrement autorisé après cette date. 1. L’usage au 1 er janvier 1970 : un principe constamment réaffirmé La jurisprudence est constante : L’usage fixé au 1 er  janvier 1970 prime sur toutes les utilisations ultérieures , Les actes de vente successifs ne modifient pas l’affectation juridique , ...